Mon chemin vers l’art thérapie

Après une longue carrière professionnelle de danseuse, professeur de danse, formateur du Diplôme d’Etat de danse jazz, et chorégraphe,  j’ai choisi de m’orienter vers l’art-thérapie.

Je pense en effet que le souci thérapeutique a toujours été présent en moi et se manifestait dans mon enseignement par un intérêt davantage centré sur la personne que sur la technique.
C’est donc ma curiosité infinie envers le fonctionnement de l’homme en même temps que ma passion pour les rythmiques jazz, qui a guidé mes recherches. Cet attrait pour les rythmes utilisés comme support dans l’expression primitive (une méthode de danse thérapie enseigner par France Scott-Billman), n’était pas innocents, mais inconscient pour moi à l’époque.

La compagnie de danse

En 1996, j’ai créé une Compagnie de danse jazz, que j’ai appelée « mon laboratoire de recherche » et cette Compagnie a donné naissance à 8 ans d’ateliers de création.
Les titres des pièces signées sont les suivants :

  • M&D jazz
  • Ames Tatouées
  • Jazz en Corps
  • Métamorphose.comme
  • Imagin

Les ateliers de recherche

Mes questionnements intuitifs ont pris formes et volumes dans l’espace scénique par la création chorégraphique. Sans m’en rendre compte, j’ai conduit ces ateliers de recherche exactement de la même manière que des ateliers de danse thérapie : au départ, j’ai travaillé mes questions sous forme de problématique avant de les amener en atelier. Ensuite cette matière laissait libre choix aux consignes mis au travail par les danseurs interprètes jusqu’à ce que leurs mouvements en fassent apparaître le sens et le rythme. Cette étape de symbolisation primaire fournissait de la matière de composition pour l’écriture chorégraphique.

Cette matière chorégraphique reprend son chemin de travail de sens, donc les questions deviennent les problématiques et les hypothèses en découlent. Les ateliers d’interprètes posent leur pinceau sur la toile pour tisser du sens et du rythme dans l’écriture de composition chorégraphique. La représentation est la symbolisation secondaire pour laisser diffuser le message par l’écriture corporelle.

« En quoi les chorégraphes pourraient-ils s’inscrire dans une démarche thérapeutique » ?
C’était la question de mon mémoire de certificat d’art thérapeute1.

La conclusion de ma question. ‘Le corps humain enveloppe plastique, porte toutes nos souffrances et blessures ; nous avons envie de réparer nos blessures, mais il ne faut pas confondre le métier de danseur, pétri de technique, de discipline, et d’expression artistique, avec la danse thérapie, qui est proposée dans un cadre thérapeute comme réparatrice. C’est un soin, qui utilise l’art pour s’exprimer, comme support. La danse est un art alors que la danse thérapie est un soin. Toutes deux sollicitent la créativité, mais pour les raisons différentes. La créativité dans la danse est pour créer une écriture pour danser, et donner naissance à une œuvre.

La danse thérapie sollicite la créativité pour atteindre le cadre interne, et l’inconscient, pour dénicher et évacuer nos maux. La créativité est un os à ronger, c’est ce qui en sort qui est important, pour aider le sujet. L’interaction entre danseur et chorégraphe repose sur les mouvements, leur sens et leur écriture. L’interaction où le relationnel entre le sujet et le thérapeute, se trouve dans les cadres internes, dans une action de transfert, et contre-transferts. La représentation de la danse est le spectacle ; la représentation de la danse thérapie est la symbolisation.’

1 En quoi les chorégraphes pourraient-ils s’inscrire dans une démarche thérapeutique ?

La danse-thérapie

Tout comme l’art-thérapie, la danse thérapie propose une recherche du mouvement thérapeutique pour activer la souplesse physique et psychique. De même, le processus thérapeutique amène à une transformation de l’image de soi.

Contact

Janis Godfrey-Thiault
20 rue Guynemer
38100 Grenoble
Tel : 06 87 01 88 96
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Art-Danse-Thérapie fait partie
du Collectif paramédical
des eaux-claires

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